
Un "CNAR" (label attribué par l’Etat), par définition, ce sont d'abord des moyens et une équipe pour accompagner des artistes dans la production d'œuvres qui veulent se frotter à l'espace public : la rue, le chemin, le champ, le marais... On y trouve les artistes les plus divers dans les genres les plus variés, voire mêlés : théâtre, danse, musique aussi bien qu'arts plastiques, architecture ou photographie, arts visuels en mouvement qui éclaireraient autrement nos paysages, nos lieux de vie, de passage…
Ce qui importe dans le choix de projets soutenus par le CNAR, c'est la capacité de l'artiste à s'insérer au terrain, à impliquer les habitants, les gens dans le cadre de son travail, de sa démarche. A notre avis, le processus est tout aussi important que le résultat fini ; l’échange autour d’une œuvre en construction peut être essentiel.
C’est pourquoi nous cherchons à multiplier les lieux de fabrique, les « lieux communs » pour favoriser la rencontre entre artistes et habitants, participer ainsi autrement à un aménagement culturel du territoire et envisager un autre mode de relation à la nécessaire diffusion des œuvres construites, aux côtés des saisons des scènes existantes et du phénomène des festivals.
Le cœur de notre travail est donc bien de trouver le terrain de jeu adéquat et les moyens appropriés pour réussir la rencontre entre une équipe artistique, son projet et les gens.
Le CNAR ne saurait exister tout seul : il veut être le maillon d’un réseau qui associerait des territoires, des acteurs, des envies, autour de projets artistiques choisis ensemble. Nous imaginons des résidences associées à une commune, une communauté de communes, un festival, un centre culturel, un établissement scolaire, un centre socio-culturel, une association de commerçants, un comité d’entreprise…
Un quartier, un village, une cour d’école, un parc, une clairière, un champ, un quartier, une grange… rien n’est exclu en matière de lieu de résidence, si le projet le requiert, et que l’humain est au rendez-vous.
C’est d’abord une question de dispositions, d’écoute réciproque, d’intérêts partagés avant de se transformer en projet, partage de moyens, convention, long terme.
Le site des Usines Boinot et l’espace dévolu au CNAR à Niort sont au cœur d’une toile à tisser. Même encore en chantier, ce lieu devient jour après jour un espace où des artistes travaillent au quotidien et où les habitants viennent se confronter à des œuvres en construction lors de « Sorties d’Usines » (sorties publiques), et peuvent y rejoindre des ateliers de pratiques artistiques gratuits, ouverts à toutes et tous :
Le travail préparatoire de Gabriel Guédon,
étudiant en M1 Déveleppement culturel de la ville à La Rochelle,
indiquera les grandes orientations à prendre.
Un travail photographique est en cours de construction
avec l'Association Pour l'Instant pour conserver la trace du site ouvrier et son évolution.
Un projet d'atelier d'écriture est à l'étude pour impliquer les habitants niortais.
Boinot, une mémoire à fleur de peau
Travaux de Gabriel Guédon (pdf)
Archive INA /
La peausserie de Niort
Poitou Charentes actualités - 06/01/1968 - 07min27s
Visionnez la vidéo en ligne sur ina.fr
Ville de Niort / www.vivre-a-niort.com
CAN / www.agglo-niort.fr
Association Pour l'Instant / www.pourlinstant.com