
En cette fin d’année et avant les fêtes nous vous invitons à un pré-réveillon artistique à la «Faites des lumières » de Saint-Maixent-L’école ce 23 décembre.
Cette soirée sera l’occasion de retrouver parmi les artistes présents, quelques complices de l’Embarquement Général du 15 octobre: Zarco, Philippe Terrasson, Edad Mestiza, Luminescence ou encore la compagnie L’homme Debout dont la marionnette Nyssa vous avait enchanté(e)s et dont le CNAR coproduit le prochain spectacle.
Aux Usines Boinot, l’année 2012 débutera avec la résidence de V.O. Compagnie pour la création du spectacle «l’Homme à l’envers ». Ce spectacle est conçu et mis en scène par Didier Loiget qui avait « inventé » la cérémonie d’accueil de Bruno à Cognac en septembre dernier.

« C’est une histoire humaine, ambiguë où se côtoient et se mélangent : sang, fureur, Amour et poésie. C’est une histoire humaine, que chacun pratique avec plus ou moins de talent, de plaisir, de souffrance.
J’ai eu besoin d’écrire cette histoire comme un « coup de gueule» sur notre société occidentale. Sur cette déshumanisation de l’individu, que je ressens, qui me frappe au visage tous les jours dans les rues, les quartiers, les villes que je traverse. Sur les gens que je rencontre, que j’écoute, que j’entends, que je discute avec eux ou pas.» Didier Loiget
C’est cette histoire, en travail, que vous pourrez voir jeudi 12 janvier à 19h30 au CNAR.

De spectacles en fabrication, il en est aussi question avec l’ouverture mi février de deux ateliers un peu particuliers: un atelier de chuteux avec la complicité de Pascal Rome (OPUS) et de Titus (compagnie Caus’ toujours) et un atelier de crieurs avec la complicité de Claude Andrejewski, crieur de Niort et du Marais.
Du temps où les Usines Boinot fonctionnaient, il y avait les ouvriers du cuir : les tanneurs, les regratteurs, les chamoiseurs, ces héros de fabrique sans qui les morceaux bien choisis de mouton n’auraient jamais pu devenir les délicates parures qui firent la réputation de l’usine.
Et puis, moins connus, il y avait les chuteux, des commis d’ateliers qui récupéraient les morceaux de cuir qui ne servaient plus à rien pour en faire des oripeaux et déguiser le monde à leur convenance les soirs de carnaval..
Aujourd’hui les Usines Boinot hébergent un lieu de fabrique d’un autre type.
Cet atelier de fabrique collective serait une sorte de laboratoire d’expérimentations théâtrales dans et autour de l’espace public avec la réalisation de quelques propositions artistiques à glisser dans le quotidien de la cité. A la manière des peaux restantes collectées par les chuteux, ce seraient ici des bouts de spectacles, d’interventions, des « chutes » à écrire et à sortir tester dans la ville, la rue, les champs…
Du temps où les Usines Boinot fonctionnaient, existaient aussi ces métiers aujourd’hui disparus de gardes champêtres, colporteurs, bonimenteurs, tous ces personnages indispensables qui apportaient les nouvelles, les bonnes comme les mauvaises, à qui on confiait les messages à faire passer ou qui simplement donnaient le bonjour.
Aujourd’hui, vous avez peu être pu croiser Claudio sur le marché de Niort le samedi, vous donnant le proverbe du jour, vous parlant lune et légumes à planter, vous racontant les spectacles à venir ou vous souhaitant juste une bonne journée.
Il vous propose lui aussi par un atelier hebdomadaire de crieurs, de s’essayer à cet acte à la fois citoyen et théâtral de la criée, de travailler la technique vocale et de la mettre en pratique, sur le marché, dans la rue et partout où les gens auront des choses à se raconter.
Comme dans tout atelier, les places sont limitées : nous vous invitons donc à nous envoyer, riches de vos existences, et de vos expériences précédentes ou pas, votre candidature à l’un ou l’autre des ateliers. Vidéo, photos, lettres, fleurs…toutes les formes de candidatures sont acceptées (et désirées) pour exprimer votre envie d’être crieur ou chuteur. Vous pouvez les envoyer à contact@usines-boinot.fr ou au Centre national des arts de la rue, Aux Usines Boinot, 3 rue de la chamoiserie 79000 Niort, avant le vendredi 17 février.
A noter :
Ces ateliers ne vous coûteront rien si ce n’est votre engagement et votre temps.
Ils auront lieu a priori une fois par semaine, chez Boinot et débuteront après les vacances d’hiver.
Vive le printemps !

Enfin, peut-être l’aviez vous remarqué mais le chevreau des Usines Boinot n’est plus seul !
Déjà lors de l’embarquement général une cinquième patte l’avait rejoint lui donnant une démarche un peu spéciale. C’est aujourd’hui au tour des Piques épeiches du Marais de venir le taquiner dans sa bulle.
La suite de l’histoire dans quelques temps…
L’équipe du CNAR en Poitou-Charentes
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